Gérer la jalousie dans une relation ouverte : Où en êtes-vous ? Faites le test

"Comment gérer la jalousie dans le polyamour et nourrir le besoin de sécurité dans une relation ouverte* ?" c'est LA question qui revient le plus souvent sur le sujet.


Je prépare actuellement un dossier complet sur le sujet pour vous accompagnez dans votre quotidien !


En attendant, focus sur l'attachement et un test pour donner un premier éclairage sur cette notion.


La théorie de l’attachement, développée par le psychiatre John Bowlby a mis  clairement en évidence 4 types d’attachement, modulés au cours de l’enfance, et qui marqueront les relations interpersonnelles à l’âge adulte, sans toutefois les figer.

Il est en effet possible d’acquérir un attachement sécure à l’âge adulte, malgré les difficultés qu’on a pu rencontrer dans la vie. Cette évolution peut se faire au contact de personnes à l’attachement sécure – on considère ainsi qu’au sein du couple, il peut s’acquérir en deux à quatre ans.





Les 4 types d'attachement:


L’attachement sécure :

L’enfant se sent en sécurité et a plaisir à explorer le monde. Il ressent peu de détresse quand le parent s’en va, car il sait que celui-ci va revenir. En cas de besoin (peur, tristesse) il se dirige vers son parent pour trouver le réconfort.

Une fois adulte, les personnes à l’attachement sécure font aisément confiance et parviennent à rapidement devenir intime avec leur partenaire. Ils sont à l’écoute de leurs propres besoins tout en étant sensible à ceux des autres.


L’attachement anxieux:

L’enfant se sent en détresse lorsque le parent s’en va : il n’est pas tout à fait certain que le parent reviendra et ni s’il sera émotionnellement disponible pour répondre à ses besoins.

Une fois adulte, les personnes à l’attachement anxieux ont tendance à vivre des relations empreintes d’anxiété et de frustration, elles ont peur d’être abandonnées. Pour contrer cette anxiété, elles peuvent avoir tendance à chercher à contrôler la relation et/ou à se soumettre à leur partenaire.


L’attachement évitant:

Extérieurement l’enfant montre une certaine indifférence à l’égard de son parent. En fait il intériorise ses besoins et émotions, cependant les marqueurs biologiques du stress sont les mêmes que dans le style ambivalent lorsque le parent s’en va.

Une fois adultes, les personnes à l’attachement évitant mettent souvent en avant leur besoin d’autonomie, ont besoin de se retrouver dans une « bulle » à distance de leur partenaire ou de leur famille. Elles ont tendance à éviter l’intimité avec leur partenaire et semblent présenter une certaine indifférence à l’égard de leurs besoins (souvent par peur de ne pas savoir comment les gérer).


L’attachement désorganisé:

Il est souvent en lien avec des environnements porteurs de maltraitance physique ou émotionnelle. L’enfant, au moment où il a besoin de réconfort, se sent piégé entre son envie de se réfugier dans les bras de son parent – qui représente une figure de sécurité – et la terreur que quelque chose d’imprévisible se produise. Il se retrouve alors dans une impasse, se sent confus et démuni de stratégie pour obtenir une réponse à ses besoins.

Une fois adulte, ils manifestent souvent eux même des comportements contradictoires voire explosifs, entre anxieux et évitant et ce de manière imprévisible : un besoin très intense de proximité peut être suivi soudainement par une attitude de mise à distance radicale.


Une relecture de vos relations et l’autotest ci-après, constitue un premier éclairage.

https://static.wixstatic.com/ugd/491ba5_00bb5d3313ce4530a7e62f4e8adf4cb3.pdf



Même dans une relations ouverte de longue date, où chacun.e assume sa liberté, la jalousie et la peur peuvent parfois refaire surface