Lettre à nos corps

Mis à jour : 27 juin 2019

La peur de la nudité, du regard de l’autre... le manque de confiance en son corps, en sa capacité à susciter du désir chez l'autre..

Dans notre société, où le rapport à la nudité oscille entre tabou et exposition publicitaire, nous sommes tou.te.s un jour confronté.e.s plus ou moins à la comparaison, au doute de soi.


"Mon corps, sache que j'ai honte, tellement honte....

Non pas honte de toi …

J’ai honte de ne pas t’avoir toujours aimé…"


Et pourtant nos corps sont là, présents, dans toutes leurs formes, et dans leurs réalités quotidiennes. La découverte du très beau texte et photo de Grégoire Gibault, me donne l'élan d'oser vous partager également une lettre que j'ai écrit à mon corps, il y a quelques années, et qui résonne encore en moi, à chaque fois que je regarde mon corps et ceux des autres...


Oser dire et célébrer nos corps.. :


Lettre à mon corps,


« Mon corps,


Mon corps, je t’ai longtemps critiqué, "pas suffisant", "pas assez", je t’ai évalué, je t’ai scruté, dénigré, cherchant tes failles, tes faiblesses pour distiller mes reproches...

Je t’ai comparé aux autres corps, réels ou virtuels, et qui n’avaient rien demandé: seins, fesses, ventres, j’ai découpé tous ses corps en séquences, en fragments pour mieux les juger… en agissant ainsi je t’ai blessé et blessé les autres aussi, même sans leur dire.


Si tu avais pu, tu m’aurais sans aucun doute insultée en retour et tu m'aurais laissé tombée. Et pourtant...pourtant , mon corps, tu es encore là, tu es resté… Tu n’avais pas trop le choix me diras-tu… c’est vrai... Et moi du coup est ce que j’ai le choix ? Est ce que j'ai le choix de t’aimer ? Pourquoi t'aimerais-je mon corps ?...


....

J'ai pleuré

...

Ou bien est-ce toi, mon corps, qui a pleuré, en écrivant cette phrase:

"Pourquoi t'aimerais-je mon corps ?"

...

Des pleurs

...

Et une évidence qui fissure le silence...

...


Oui, bien sûr, je t’aime mon corps, pour la seule raison qui compte, tout simplement parce que tu es là, présent, parce que tu me permets de caresser, goûter, rire, parfois pleurer, chanter, savourer, avoir du plaisir, découvrir, vibrer…. parce que tu me permets tout simplement d’Être au monde.


Parfois tu es épuisé, blessé, malade, terriblement souffrant et encore pourtant tu continues à assurer du mieux que tu peux tout ce qui est encore possible pour toi.


Tu es cet unique ami fidèle qui même à terre, fera encore du mieux qu’il peut pour me soutenir jusqu’au bout, me permettre au moins ne serait-ce que de respirer, de sourire, de ressentir de l’amour et vivre encore peut-être un autre matin.


Alors, mon corps, de tout mon cœur que tu portes au creux de toi, je te présente mes excuses, sache que j'ai honte, tellement honte.... Non pas honte de toi … J’ai honte de ne pas t’avoir toujours aimé…


Je suis fière de dire aujourd'hui que je t’aime tel que tu es. Merci pour tout ce que tu as fait pour moi pendant tout ce temps, d’avoir tenu le coup, alors que je ne te voyais pas !


Je te chéris, je t’honore, je te célèbre à la juste hauteur du cadeau que tu m’offres à travers toi chaque jour : pouvoir goûter la vie. »


A mon corps, à ton corps à toi aussi qui me lis, à tous nos corps: MERCI


Ci-après le texte complet et la photo de Grégoire Gibault, kinésithérapeute à Toulouse et chroniqueur sur France 3, publié sur son compte Insta #majormouvement.


Credit: Grégoire Gibault





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Annelise GUINET

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